Cela faisait des heures qu'elle déambulait sans réellement savoir où elle allait. Avait-elle au moins un but ? Y avait-il un sens à ce périple ? Tellement de chemins faisaient leur apparition. Où devait-elle aller ? Lequel devait-elle emprunter ? Et si ce n'était pas celui à suivre ? Qu'est ce qu'elle trouverait au long de cette route ? Elle continuait pourtant d'avancer. Chaque chemin emprunté la forgeait. Peur être qu'elle n'était pas libre du choix mais ils faisaient d'elle quelqu'un. Je crois que pourtant elle avait peur : peur du mauvais choix , peur d'y trouver la douleur , peur de la peur aussi peut être . . . Cependant elle n'avait pas d'alternative : elle devait continuer. Ne crois surtout pas que tout est relié à ton nom : Tu es bien loin du compte. C'est Lui qui la pousse à faire tout ça , c'est Lui qui ne lui laisse peut être aucune liberté mais qui sait , c'est aussi surement Lui qui lui fait des signes qu'elle ne comprend pas toujours. Ne lui dis pas que tu connais son nom : Tu ne pourrais l'imaginer.
Et elle marchait , marchait , marchait.
Il faisait de plus en plus sombre , le choix devenait de plus en plus compliquer. On lui avait expliquer que c'était le temps qui faisait ça puis aussi l'expérience. A force d'errer , elle avait fini par comprendre qu'il y avait des chemins qu'il ne fallait en aucun cas emprunté. Ils étaient pourtant la plupart du temps plus attirants : ils aspiraient à une telle liberté. Mais c'était une image bien trompeuse car c'était la plus emprisonnante des libertés. Néanmoins , il ne fallait pas oublier que quelque soit le chemin choisi aucune liberté n'était réelle : c'était les règles du voyage et c'est Lui qui décidait. Elle n'avait pas le droit de quitter le chemin à moins d'en trouver un autre : c'était un peu comme un jeu ou on ne comprenait les codes qu'une fois à l'intérieur. Mais est ce vraiment Lui qui la poussait à prendre un chemin plutôt qu'un autre ? Est ce qu'il existait vraiment ?
Elle s'arrêta.
Il avait fini son oeuvre , il avait dessiné son parcours. Lui . . . c'était le Destin.
Elle : sa Marionnette.